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édito du 16 juin 2024

Publié le 15 juin 2024

 11° Dimanche du temps ordinaire  

1ère Communion : Laly SIGISMOND, Théo LAURON, Noémie LE MENY, Pierre BENOIT, Jeanne BENOIT, Antoine BOISSON, Anthony PARROT, Haivy ROCHEMONT, Noémie LOZANO, Antoine CARREAU, Kilyan BRIZ, Amélie PEDRO, Gabriel SINQUIN, Andréa MAYANOU, Elisa FOTJICK, Paul MEUNEUVRIER      

LE SACREMENT DE L’EUCHARISTIE

« Quand tu t’approches, ne t’avance pas les paumes des mains tendues, ni les doigts disjoints, mais fais de ta main gauche un trône pour ta main droite, puisque celle-ci doit recevoir le Roi, et dans le creux de ta main, reçois le corps du Christ, disant : « Amen ». Avec soin alors sanctifie tes yeux par le contact du saint corps, puis prends-le et veille de n’en rien perdre. Car ce que tu perdrais, c’est comme si tu perdais l’un de tes propres membres. Dis-moi, en effet, si l’on t’avait donné des paillettes d’or, ne les retiendrais-tu pas avec le plus grand soin, prenant garde de n’en rien perdre et d’en subir dommage ? Ne veilleras-tu pas avec beaucoup de soin sur un objet plus précieux que l’or et les pierres précieuses, afin de n’en pas perdre une miette ? » (Cyrille de Jérusalem 315-386).

« L’EUCHARISTIE protège le monde et déjà secrètement l’illumine. L’homme y retrouve sa filiation. Il y puise sa vie dans celle du Christ, l’Ami secret qui partage avec lui le pain de la nécessité et le vin de la fête. Et le Pain est son Corps et le Vin est son Sang. Et dans cette unité, plus rien ne nous sépare de rien ni de personne »

 Le Patriarche Athénagoras de s’exclamer alors : « Que peut-il y avoir de plus grand ? C’est la joie de Pâques, la joie de la transfiguration de l’univers. Et nous recevons cette joie dans la communion de tous nos frères, vivants et morts, dans la communion des saints et la tendresse de la Mère du Christ ». Et il continue : « Alors plus rien ne peut nous faire peur ; nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous. Nous sommes des ‘dieux’. Désormais tout a un sens ! ». Et il conclut plein d’enthousiasme : « Il existe dès ici-bas un lieu où il n’y a plus de séparation, où il y a seulement le grand amour, la grande joie. Et ce lieu, c’est le saint calice, la coupe eucharistique au cœur de l’Église, et par lui dans nos cœurs. » (Méditation du Patriarche Athénagoras).

Afin que l’être humain vive par et pour Dieu

Rendre grâces, c’est reconnaître que tout ce qui est bon, beau et bien vient de Dieu et est don de Dieu. En ce sens, tout est grâce. Pour signifier cette totalité, le pain et le vin, « fruit de la terre et du travail de nos mains » sont précisément là pour évoquer tout ce que la vie peut nous offrir.

En consacrant le pain et le vin, en le transformant pour en faire le corps et le sang du Christ, l’Église donne déjà à contempler l’intime communion à laquelle l’être humain est appelé. Par ailleurs, quand l’eucharistie devient pour lui nourriture, elle le transforme et le transfigure faisant de lui un véritable fils de Dieu.

Le travail humain qui devient vie du Christ

Le pain et le vin sont le fruit du travail d’hommes et de femmes bien concrets, incarnés dans une histoire. Le pain et le vin disent à leur manière cette histoire. Sur la table eucharistique, elle devient une histoire sainte, celle du Christ. Transfiguré en pain et vin du Royaume, le travail humain devient la vie même du Christ et ne peut être que l’objet d’une offrande. À ce titre, on comprendra qu’il se gagne dans la justice et l’amour.

Le Christ nous unit à Lui en nous unissant les uns aux autres

Le pain est le fruit de grains moulus devenus farine. Le vin, celui de raisins pressés. Multiples et dispersés, les voilà réunis pour se faire nourriture et breuvage. Posés sur la table ils deviennent repas. Or est-il geste plus fraternel que de manger ensemble ? Quand le pain et le vin deviennent corps et sang du Christ, ils donnent aux frères et aux sœurs attablés de communier au Christ lui-même et par Lui, d’être en communion les uns avec les autres. Est-il fraternité plus grande ? À la table eucharistique – annonce de la table du Royaume à venir – les relations humaines ne sont plus les mêmes, elles sont transfigurées à l’image du pain et du vin eux-mêmes transfigurés. Pour François Varillon, l’invitation de Jésus prend alors toute sa mesure : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 15,12)

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